La modalisation (l’expression de la subjectivité):
Le locuteur révèle souvent dans son énoncé son point de vue, c'est-à-dire ses opinions ou ses sentiments. L'énoncé contient alors des traces, des indices de cette subjectivité : c'est ce qu'on appelle « la modalisation du discours ». Toute modalisation permet de traduire : - Soit une certitude, plus ou moins forte selon que le locuteur est convaincu ou non de ce qu'il énonce.
- Soit une évaluation, c'est-à-dire un jugement positif ou négatif.

Si les marques du locuteur sont plus particulièrement présentes dans le texte argumentatif, on les trouve aussi dans les autres types de texte (narratif, descriptif, explicatif) : seuls les énoncés scientifiques et techniques échappent en principe à la modalisation.
On peut reconnaître la modalisation par :
* Les procédés lexicaux :Le vocabulaire utilisé par le locuteur peut révéler sa subjectivité. C'est le cas lorsqu'il emploie :
- Des verbes d'opinion (penser, croire, estimer, juger, supposer, affirmer, etc.) ; Ex. : Je pense que tu devrais réviser ta leçon.
- Des adverbes d'opinion (hélas, sans doute, évidemment, etc.) ou d'intensité (trop, pas assez, etc.) ;
Ex. : Votre devoir n'est pas assez précis.
- Un champ lexical péjoratif, c'est-à-dire exprimant un point de vue négatif, dévalorisant ;Ex. : La nourriture de la cantine est abominable !



- Un champ lexical mélioratif, c'est-à-dire exprimant un point de vue positif, valorisant ; Ex. : Mr. Mahdi est un professeur idéal.
* Les procédés grammaticaux :La grammaire offre elle aussi des procédés de modalisation. Il est ainsi possible d'employer :
- Certains types de phrases, plus particulièrement la phrase exclamative ; Ex. : La copie d'Asma a disparu : quelle catastrophe ! - Le conditionnel pour exprimer l'incertitude ; Ex. : La copie d'Asma aurait été volée ! - Les auxiliaires modaux pouvoir, devoir, falloir, le premier sert à traduire la probabilité, les deux derniers, la nécessité ;

La modalisation